CELEBRITES

 

Dans cette rubrique, vous trouverez plusieurs analyses d'interprétation de thèmes de personnes connues :

 

- Docteur Edward Bach, médecin pionnier et créateur des 38 élixirs floraux, harmonisants de l'Ame

- Dr Elisabeth Kubler Ross, pionnière des soins palliatifs en France

- Aung san suu Kyi, la porte parole birmane, la dame sans peur

- Simone Weil, la philosophe de la Liberté

- Charles Baudelaire, poète qui extrait la beauté du mal

- Ludwig van Beethoven, le musicien qui défie l'impossible

- Bill Joy : le défi de l'éthique et de la technologie

 

 

N'hésitez pas à me demander l'analyse du thème d'une personnalité qui vous tient à coeur : ICI !

 


Le Docteur Edward Bach -

Elixirs floraux et Harmonisants de l'Ame

(24 sept 1886 à Moseley - 27 nov 1936)

 

Le signe automnal de la Balance demande de cultiver l’équilibre et l’harmonie en toute chose. Découvrons un natif de ce signe, le Docteur Edward Bach, qui a vivement exprimé ces qualités. Ce célèbre médecin anglais (1886-1936) a créé 38 élixirs floraux, baptisés « Les Harmonisants de l’âme »

 

Au cours de sa pratique en tant que médecin, il constate qu’un grand nombre de maladies sont le résultat d’une rupture de l’équilibre intérieur, du fait que des états d’être négatifs ont pris le dessus (peur, découragement, manque de confiance…). Il découvre à travers ses recherches  que les vertus des fleurs apportent un rétablissement de l’harmonie psychique et activent ainsi la guérison. Les fleurs complètent le traitement médical, à un autre niveau.

 

L’exploration de sa carte du ciel révèle une individualité marquée par une extrême sensibilité ainsi qu’une grande sagesse et originalité (plusieurs planètes en Balance dont Jupiter/sagesse-connaissance et Uranus/originalité). Son but de vie se manifeste clairement par une volonté de service à autrui et de guérison à travers la beauté, ce qui s’est traduit à son niveau par son intérêt marqué pour les fleurs (Nœud nord/but de vie, en Vierge/service et guérison, près de Vénus/beauté, fleurs). Le résultat de ses recherches sont transcrites notamment dans un livre intitulé : « La guérison par les fleurs » !

 

Sa destinée ne s’est pas révélée sans épreuves !  A 30 ans, il apprend qu’il a un cancer abdominal, il lui reste seulement trois mois à vivre. Ce fut, au-delà de l’apparence, le « booster » qui l’a poussé à devenir vraiment lui-même et à s’engager dans sa mission de vie (retour de Saturne/responsabilité). Il retrouva la santé et témoigna tout au long de sa vie de ses découvertes novatrices.

 

 

Voici un extrait où le Dr Bach expose les conditions permettant la victoire de la guérison sur la maladie :

« - Avoir conscience du divin en soi et par conséquent de notre pouvoir contre le mal

- Savoir que la cause fondamentale de la maladie est le manque d’harmonie entre la personnalité et l’âme

- Avoir la bonne volonté et l’intelligence de découvrir le défaut responsable d’un tel conflit

- Eliminer ce défaut en développant la vertu opposée ».

« Chaque fleur correspond à une des qualités, et son but est de renforcer cette qualité pour que la personnalité s’élève au-dessus du défaut qui est son obstacle particulier ».

« La santé est notre patrimoine, notre droit. C’est l’union complète et entière de l’âme, de l’esprit et du corps ; et ce n’est pas un idéal inaccessible, mais quelque chose de si simple et de si naturel que bon nombre d’entre nous l’oublient. »

 

Sylvianne


Elisabeth Kubler-Ross - La pionnière des soins palliatifs

(8/7/1926 à Zurich - 24/8/2004)

 

Célèbre médecin psychiatre suisse, Elisabeth Kübler Ross (est reconnue dans le monde entier comme une spécialiste et une pionnière dans le domaine de la thanatologie. On l’appelle souvent « la Dame de la mort ou du mourir ».

Elle fut la première à oser lever le tabou sur la mort, ce qui s’explique par la dominante plutonienne de son thème (Pluton/planète de l’inconscient et de la mort est conjoint à son Soleil/identité ; Saturne, planète de la recherche, est l’anse d’un modèle seau et se trouve en Scorpion maison VIII, signe et secteur lié à la mort).

 

Dotée d’une extrême sensibilité psychique (Soleil en Cancer et une dominante en signes d’eau) et d’une grande qualité de compassion (ascendant Poissons), elle consacra la majeure partie de sa vie à se dévouer aux autres en les accompagnant dans leurs souffrances et les derniers moments de leur vie sur Terre.

L’amas planétaire en Cancer dont le Soleil, la Lune et Pluton montre la fragilité émotionnelle et affective d’Elisabeth qui lui a valu bien des souffrances lors de sa petite enfance.

Née triplée et ne se sentant pas désirée, elle aborda la vie avec une grande insécurité affective (T-carré dans les signes fixes : karma au niveau du sentiment) et un problème d’affirmation et d’estime d’elle-même (Lune noire en Lion/identité et Soleil/identité carré Mars/affirmation).

Cependant, sa force intérieure et sa combativité (Soleil conjoint Pluton trigone Saturne) l’ont poussée à se dépasser et à conquérir son autonomie en quittant le cocon protecteur de sa famille (stellium en Cancer maison IV/sécurité, cocon, et T-carré sur Saturne en Scorpion/Détachement, autonomie).

Elle réussit à transcender ses blessures personnelles en rencontrant des personnes ayant vécu une souffrance et une misère bien plus grande que la sienne.

 

Vers ses 19 ans (âge du retour des nœuds lunaires), moment privilégié pour ressentir des bribes de son but de vie (nœud nord), elle se confronte à la mort d’une enfant dans un camp de concentration qui a laissé pour seule trace un dessin représentant un papillon.

Cet événement touchera profondément Elisabeth et elle en fera un des fondements de sa mission de vie. Elle suivra des études de médecine pour guérir la souffrance des autres et approfondira son questionnement existentiel à travers ses recherches dans le domaine de la mort et de l’au-delà (Saturne/recherche en Scorpion maison VIII/mystère de la mort et de l’au-delà, dont le maître Pluton est conjoint à son Soleil et à son nœud nord/but de vie).

Sa confrontation à la mort l’aide à dépasser son insécurité affective, sa peur de la solitude (T-carré fixe/karma d’attachement possessif) qu’elle va transmuer en don d’amour pour les autres. La chenille se métamorphose en papillon…

 

Dans le cadre de son activité professionnelle, Elisabeth va développer une écoute profonde et une empathie qui lui permet de toucher le cœur des êtres, de communiquer profondément avec les malades, y compris avec ceux qui ont perdu l’usage de la parole (triangle mineur dont la focus est Vénus/cœur en Gémeaux/communication en maison III/communication ; Mercure, maître des Gémeaux est conjoint à Neptune/écoute et empathie, en maison VI/travail et vie quotidienne).

 

Ce qui est amusant c’est de remarquer que le papillon restera un symbole important pour Elisabeth et nous retrouvons justement la configuration des « ailes de Papillon » (appelée également « ailes d’Ange») dans son thème natal !

Cette configuration représente la capacité de métamorphose, de transformation qu’Elisabeth a opérée vis-à-vis d’elle-même et aussi son potentiel pour élever sa pensée à un niveau spirituel, faisant d’elle une créatrice inspirée.

Tout son travail de recherche sur la mort l’amène à vivre des expériences spirituelles, à contacter son Ange, son « ghost » comme elle l’appelle. (Configuration des Ailes de papillon ou des Ailes d’Ange). Elle se fait alors la messagère de l’espérance.

 

A travers ses écrits, elle présente la mort, non comme une fin, mais comme un passage, le franchissement d’un seuil. Dans son livre « La mort est un nouveau Soleil » (Pluton/mort conjoint au Soleil), elle dit : “ L’expérience de la mort est identique à celle de la naissance. C’est une naissance dans une autre existence ”.

Dans son livre « La mort, dernière étape de la croissance », elle évoque : “ La mort est la dernière étape de la croissance en cette vie. Il n’y a pas de mort finale. Seul le corps meurt. Le Soi ou l’Esprit, peu importe comme on l’appelle, est éternel ”.

 

Lors de sa présence auprès des personnes en phase terminale, elle observe et détermine les différentes étapes que l’on rencontre avant la mort : refus, colère, marchandage, dépression, acceptation. Tout l’art consiste à accompagner la personne dans ses différentes phases jusqu’à l’acceptation et la sérénité finale, faisant de ce processus un cheminement initiatique, de réelle croissance.

“ L’affrontement avec la mort peut être très pénible et on peut être tenté de l’éviter et de fuir la confrontation. Mais si vous avez le courage de l’assumer quand elle se présentera dans votre vie, de l’accepter comme une partie importante et valable de la vie, alors vous croîtrez, que vous affrontez votre propre mort, celle de quelqu’un qui est confié à vos soins ou celle d’un être cher ”.

 

Il en va sans dire que tout l’apport d’Elisabeth dans le domaine de la mort et de l’accompagnement ne s’est pas fait sans épreuves et défis à relever. Démystifier le tabou de la mort dans notre société ultra matérialiste qui fait tout pour la masquer ne peut pas se faire sans heurts.

Mais courageuse, avec un côté rebelle et novateur assez marqué (Mars en Bélier/pionnier et Uranus/originalité, nouveauté inaspecté en maison I), Elisabeth puisera dans ses ressources intérieures pour sortir des rangs établis, affirmer ses idées malgré des retours agressifs et même de haine (Soleil carré Mars/agressivité). Même si elle a pu à certains moments se retrouver seule, elle ne déviera pas de sa mission.

 

En plus de ses livres connus dans le monde entier, elle a créé le premier centre de soins palliatifs aux Etats-Unis, plusieurs antennes de son association sont également actives dans différents pays. Elle a créé également le centre Nanti Shalaya, un lieu de repos et de soins, et a également beaucoup œuvré pour les enfants malades. (On retrouve bien dans tout cela dans l’accomplissement de son but de vie, avec le Nœud nord en Cancer/fin de vie, en maison V/Créativité, conjoint au Soleil-Pluton/mort et transformation).

 

Remercions cette héroïne des temps modernes pour le terrain qu’elle a débroussaillé dans le domaine délicat de la fin de vie. Il y a encore tant à faire…

 

Finissons par un message d’encouragement, cité dans son livre « La mort, dernière étape de la croissance » : “ Celui qui comprend que le jour auquel il s’éveille pourrait être le dernier prend le temps de croître ce jour là, de devenir lui-même et de rejoindre les autres. Il est URGENT que chacun s’engage à cette croissance, peu importe combien de jours, de semaines, de mois ou d’années il lui reste à vivre… Le monde a un besoin désespéré d’humains dont le niveau de croissance personnelle leur permet de vivre et de travailler avec les autres dans la coopération et l’amour, de s’occuper des autres. ”

 

Sylvianne

(J'ai pour ma part oeuvré en associations de soins palliatifs plusieurs années dont un an dans l'association EKR à Paris dans l'accompagnement aux endeuillés)

 

Sites consacrés à Elisabeth Kübler Ross :

http://ekr.france.free.fr/

http://www.elisabethkublerross.com/


Simone Weil - Philosophe de la Liberté

(3 février 1909 - 24 août 1943)

 

Simone Weil, philosophe et écrivain, née le 3 février 1909 à  Paris, a eu un parcours étonnant qui révèle la grande originalité et l'incroyable richesse intérieure de son être.

 

Issue d’une famille juive et d’un milieu bourgeois, elle évolua au cours de sa vie vers le Christianisme et côtoya volontairement les couches sociales les plus défavorisées.

Animée par un idéal absolu de Justice et de Liberté, elle n’hésita pas à remettre en question ses conditionnements de base pour chercher à toucher ce qu’il y a de plus vrai, de plus pur, de plus authentique (Yod sur Soleil Verseau ascendant Sagittaire).

Pour cela elle a dû vaincre en elle des contradictions qui la divisaient et la faisaient souffrir profondément (modèle Balançoire avec deux groupes de planètes opposés).

 

En effet, d’un côté, elle possédait une pensée brillante, très intellectuelle. Elle entra très jeune à l’Ecole Normale Supérieure et obtint facilement l’Agrégation de philosophie.

Elle devint enseignante et se mêla très tôt, par son niveau social et intellectuel, aux hautes couches politiques de la société (Soleil et Mercure en Verseau et Asc et nœud sud en Sagittaire).

Cette part d’elle reflétait parfaitement son masque social et extérieur qui lui valut d’être reconnue mais pourtant, il était en total contradiction avec son être intérieur.

Dans sa nature intérieure profonde, elle possédait une extrême sensibilité, une dévotion mystique qu’elle avait du mal à exprimer et qui ne correspondait pas du tout aux comportements et idées de l’époque. En effet sa pensée très abstraite et intellectuelle créait un carcan rigide qui étouffait sa sensibilité. Cela s’est d’ailleurs traduit par de fortes migraines qui l’ont fait énormément souffrir (Yod sur Lune conjoint Neptune intercepté en Cancer maison VII carré Saturne et configuration Radeau : refoulement des émotions et de la sensibilité).

 

Les tensions intérieures qu’elle vivait entre sa pensée trop intellectuelle et sa fine sensibilité (yods sur Soleil et sur Lune) l’amena à vivre une profonde dépression (Lune noire en VIII) dans laquelle elle reçut la grâce de rencontrer le Christ, à l’âge de 29 ans en 1938 (configuration Maison avec le Soleil en focus en Verseau : nouvel état d’esprit créateur, vision de la réalité derrière l’apparence).

A la suite de cette expérience, elle s’engagea totalement dans son cheminement spirituel en entamant un travail de purification extrême sur elle-même (son égo) pour laisser la place à sa part surnaturelle,  son Ame (Jupiter, maitre d’ascendant en Vierge maison VIII : purification et configuration Radeau : travail sur son inconscient).

Voici une de ses affirmations : « La Pureté n’abolit pas la souffrance, elle la creuse au contraire à l’infini, mais lui donne un sens éternel. L’extrême grandeur du Christianisme vient de ce qu’il ne cherche pas un remède surnaturel contre la souffrance, mais un usage surnaturel de la souffrance ».

 

Sa nature idéaliste et passionnée lui donnait un côté extrémiste et révolutionnaire qui l’amena à militer pour la cause des opprimés et lui attira quelque fois des problèmes avec l’autorité des institutions en place (Jupiter en Vierge en T-Carré avec Mars et Pluton).

Elle exprimait son idéal de Vérité d’une manière si absolue qu’elle ne tenait pas toujours compte des contingences matérielles et extérieures (Lune noire en Vierge en VIII).

Lorsqu’elle épousait une cause, elle s’engageait totalement pour en faire une réelle expérience, vécue et solide. Cela lui permettait de déjouer les pièges de sa pensée trop abstraite et froide et de contacter la profondeur de sa sensibilité.

Ainsi afin de mieux se relier aux problèmes des ouvriers de l’époque, elle renonça aux privilèges de son rang et se fit embaucher comme fraiseuse à l’usine Renault pour expérimenter les conditions de vie miséreuse.

Plus tard, elle partit à la guerre d’Espagne en tant que soldat pour éprouver le sort de ceux ci.

Grâce à son idéal, elle puisait en elle une force intérieure qui lui donnait le courage de dépasser les conditions les plus rudes et difficiles (T-Carré avec Mars et Pluton).

Elle disait : « Est pure l’action qu’on peut accomplir en maintenant l’intention totalement orientée vers le bien pur et impossible, sans se voiler par aucun mensonge ni l’attrait ni l’impossibilité du bien pur ».

 

 

Ses réflexions, rassemblés et édités par un de ses amis dans le livre « La pesanteur et la grâce » sont un témoignage des profondes vérités qu’elle a pu expérimenter intérieurement à travers sa démarche de transcendance d’elle-même (Nœud Nord = but de vie en Gémeaux).

Ses écrits traduisent sa volonté de se dépouiller de tout ce qui n’est pas essentiel, de créer en elle un vide sacré dans lequel la grâce peut survenir (Nœud nord conjoint Pluton : l’accès à l’essentiel).

 

En étudiant profondément ses notes, on peut ressentir une unification s’amorcer en soi car l’auteur apporte des clés pour dépasser toutes les formes de dualités, de contradictions qui nous limitent et nous divisent, notamment en cultivant des qualités de détachement et d’élévation :

« La corrélation des contradictoires est détachement. Un attachement à une chose particulière ne peut être détruit que par un attachement incompatible. C’est pourquoi : « Aimez vos ennemis… Celui qui ne hait pas son père et sa mère… » Ou on s’est soumis les contraires, ou on est soumis aux contraires». « Le bien se définit toujours par l’union des contraires ».

 

Voici un autre extrait qui nous aide à nous élever au-dessus du mal pour mieux saisir le bien :

«Ce que le mal viole, ce n’est pas le bien, car le bien est inviolable ; on ne viole qu’un bien dégradé. Ce qui est directement contraire à un mal n’est jamais de l’ordre du bien supérieur. A peine au-dessus du mal, souvent ! Exemples : vol et respect bourgeois de la propriété, adultère et « honnête femme » ; caisse d’épargne et gaspillage ; mensonge et « sincérité » (Nœud nord en Gémeaux : sortir de la dualité, conjoint Pluton : détachement et compréhension du mal).

 

Simone Weil est morte en 1943 en raison de problèmes de santé. Elle a atteint, lors de son court passage sur la Terre, son but de vie et nous a laissé à travers son modèle et ses écrits un beau message de guérison et d’espérance.

 

Sylvianne


Aung San Suu Kyi, « The Lady of no fear »

(Née le 19 juin 1945)

 

Rendons hommage à Aung San Suu Kyi, surnommée respectueusement « La Dame » par les partisans de son peuple en Birmanie.

Luc Besson a repris ce titre « The Lady » pour la réalisation de son film sorti fin 2011 qui retrace la vie extraordinaire de cette héroïne des temps modernes.

 

Suu Kyi, femme politique birmane et prix nobel de la paix, symbolise la lutte non violente contre l’oppression de la dictature militaire de son pays. Avec un Soleil en Gémeaux (née le 19 juin 45), signe du messager, conjoint à Uranus (liberté), Suu Kyi représente pour son peuple la porte parole de la démocratie et l’espérance de la liberté.

 

Fille du Général Aung San, célèbre figure de l’indépendance de la Birmanie, elle a deux ans quand il est assassiné. A 19 ans, elle déménage à Oxford pour suivre des études en philosophie, politique et économie. Elle rencontre Michael Aris, un brillant tibétologue avec lequel elle se marie en 1972 et aura deux enfants.

 

A 42 ans, en mars 1988, ce fut le grand tournant de sa destinée. Elle décide de retourner en Birmanie pour visiter sa mère malade, mais elle ne sait pas encore qu’elle ne reviendra plus en Angleterre.

Elle trouve un pays en crise où des manifestations pro-démocratiques éclatent partout, mais qui sont violemment réprimées par la junte militaire.

Bouleversée par l’oppression que subit son pays, elle devient opposante et crée la Ligue Nationale pour la Démocratie. Malgré la victoire de son parti aux élections de 1990, le gouvernement militaire l’empêche de prendre ses fonctions politiques et tente de la décourager (menaces, emprisonnement, isolement forcé qui durera près de 15 ans, tentative d’assassinat, interdiction de visite de ses enfants et de son mari même lorsque celui-ci est gravement malade et meurt sans qu’elle le revoit), l’objectif étant de la pousser à quitter le pays et abandonner son combat.

 

Elle devra opérer un gros travail sur elle-même pour se dépasser et assumer son engagement envers son peuple (Nœud nord/but de vie, avec Saturne/responsabilité, en Cancer/peuple).   

Soutenue par l’amour sincère et mature de son compagnon, elle trouve le courage de renoncer au confort et à la sécurité, l’attachement affectif, son argent (Mars/Vénus Taureau en carré à Pluton/détachement) pour continuer sa lutte contre l’oppression, qui dépasse ses seuls intérêts personnels (Jupiter/autorité en conflit avec Uranus/Liberté).

 

Durant ce temps d’isolement qui a duré jusqu’en novembre 2010, elle puise sa force dans la lecture fortement influencée notamment par Gandhi, la méditation, l’écriture de livres dont son principal « Se libérer de la peur » d’où sont extraites ces citations :

« Dans un système qui dénie l’existence des droits humains fondamentaux, la peur tend à faire partie de l’ordre des choses. Mais aucune machinerie d’Etat, fût-elle la plus écrasante, ne peut empêcher le courage de ressurgir encore et toujours, car la peur n’est pas l’élément naturel de l’homme civilisé ».

« La vérité, la justice et la compassion sont souvent les seules défenses contre le pouvoir impitoyable ».

 

Sylvianne


Ludwig van Beethoven - L'Artiste de l'impossible !

  (17 déc 1770 - 26 mars 1827)

 

 

Le signe du Sagittaire est représenté symboliquement par un centaure, un homme mi-animal mi-humain muni d’un arc visant avec sa flèche une étoile.

 

La vision de la vie que nous propose le Sagittaire est de la concevoir comme une aventure qui permet de dépasser toutes les limites.

Plus le but que nous donnons à notre vie est élevé et essentiel à notre coeur, plus nous trouvons la motivation et la force de puiser les ressources en soi pour vaincre les obstacles et l’accomplir. En se faisant l’ami du courage et de l’effort et en résistant à la tentation de la facilité, tout devient possible…

 

Pour illustrer ces propos, prenons le modèle du célèbre compositeur allemand, Ludwig van Beethoven, un  Sagittaire qui a su transcender ses limites pour révéler le meilleur de lui-même.

 Possédant un réel talent, Beethoven connut la réussite et la célébrité en tant que pianiste, concertiste et compositeur, dirigeant lui-même ses symphonies.

 

Puis, vers 30 ans, Beethoven subit la pire épreuve qui puisse s'abattre sur un compositeur qui ne vit que pour la beauté des sons. Il perd l’ouïe. Un compositeur sourd, c'est impossible et insupportable !

Il dut alors renoncer à l’aspect extérieur et mondain de sa carrière en raison de la progression de sa surdité. Il sombra tout d’abord dans un profond désespoir et rédigea son « Testament d’Heiligenstadt » en octobre 1802 dans lequel il exprime son sentiment d’abandon et de solitude, mais aussi l’idéal de fraternité qui anime son être. Il annonce qu'il veut mourir mais "Seul l'Art, et seulement l'Art me retient car il me semble impossible de quitter ce monde avant d'avoir fait naître tout ce pour quoi je me sens disposé ".

Choisissant alors la vie plutôt que la mort, il décide de se battre et de continuer de composer. Il lance à travers « l'Eroica », l'extraordinaire musique d'une seconde période qui sera appelée la période "héroïque".

 

Il fait le choix de se relever par amour pour l’humanité et de donner tout ce qu’il a en lui à travers l’Art. Il écrivit alors "Je prendrai le destin à la gorge de façon telle qu'il ne pourra pas m'abattre complètement" annonçant sa future œuvre, la 5ème symphonie intitulée « Le Destin » !

 

Enfermé désormais dans une profonde solitude et un monde de silence, il s’appuya essentiellement sur son puissant Idéal de Fraternité pour trouver à l'intérieur de lui-même les ressources spirituelles et techniques pour mener son travail encore plus loin. Il n’entendit plus jamais résonner sa musique extérieurement, et pourtant, à partir de cette période, Beethoven a révélé ses plus grands chefs-d’œuvre.

 

Dans son travail, il s'éleva au-dessus des souffrances et atteignit le triomphe final et la joie à travers sa 9ème symphonie d’après le poème de Schiller « L’Hymne à la Joie ».

 

Voici des messages victorieux que l’on peut lire dans ses « Carnets intimes » : "Je suis le Bacchus qui produit le vin glorieux pour l'humanité. Quiconque comprend réellement ma musique, il sera libéré de toutes les misères qui l'oppressent".

« Ainsi ose ! Ce que Dieu t’a réservé, personne ne te le ravira. Mais il te l’a réservé à toi, homme courageux ! »

 

Sylvianne


Charles Baudelaire - L'Artiste passionné

(9/4/1821 - 31/8/1867)

 

Charles Baudelaire, un des plus grands poètes du 19ème siècle, était très fortement marqué par la planète Mars et le signe du Bélier qu’elle maîtrise.

En effet son amas de planètes en Bélier et en maison VIII (maison en analogie avec le Scorpion, signe également marsien) explique le tempérament passionné et profondément idéaliste de l’artiste.

 

A sa nature entière, provocatrice et révoltée (stellium en Bélier) s’associait une sensibilité exacerbée (Lune Cancer) qui faisait de lui un écorché vif épris de liberté, qui ne pouvait s’adapter aux normes de la société de son époque (Lune carré stellium Bélier).

 

Il vivait la vie d’une manière si intense que cela pouvait causer toutes sortes d’excès et de déséquilibres aux conséquences souvent fâcheuses (Lune noire opposée au stellium Bélier en VIII). La mauvaise gestion de son énergie se manifestait par une dispersion et un gaspillage de ses ressources, notamment financières, qui lui valaient de nombreuses dettes.

La force de ses pulsions et désirs l’ont amené également à fréquenter des milieux malsains (débauches, prostitution, drogues) d’où il a entre autre contracté la syphilis, maladie dont il ne se débarrassera pas (forte maison VIII : maladie, sexualité, argent).

 

Il côtoyait le mal et portait en même temps un idéal profond de pureté et de beauté morale (ascendant Vierge). Il souffrait de ressentir le mal en lui (les défauts et faiblesses) qui le déviait de son haut idéal et des buts concrets qu’il s’était fixés.

Sa souffrance intérieure générait en lui des angoisses existentielles et même une profonde désespérance pouvant le mener, à certains moments, à des actes autodestructeurs. Lors d’une de ses tentatives de suicides, il écrit : « je me tue parce que je suis inutile aux autres et dangereux à moi-même. »

Pourtant, malgré de nombreuses épreuves et souffrances, Baudelaire a su trouver les ressources, le courage propre au Bélier, pour se dépasser et nous léguer un riche héritage artistique (nœud nord : but de vie, en Poissons : art et beauté).

Grâce à l’écriture, il se réconcilie avec lui-même. Il apprend à canaliser sa puissante énergie d’une manière créatrice et à exprimer pleinement l’extrême finesse de sa sensibilité (Lune trigone Mercure/Pluton). Ses écrits révèlent en effet un riche vécu intérieur qui éveille chez autrui les ressentis les plus intimes, les plus profonds.

 

A travers plusieurs de ses épeuvres, il a su montrer toute la beauté et la profondeur du cœur de l’Homme (Nœud nord en Poissons/art et beauté). Au sujet de son recueil de poèmes « Les Fleurs du Mal », Baudelaire exprime son intention profonde : « Il m’a paru plaisant et d’autant plus agréable que la tâche était difficile, d’extraire la Beauté du Mal » (Mercure conjoint Pluton en Poissons).

 

SylviAnne


Bill Joy - Technologie et Ethique

(Né le 8 novembre 1954)

 

Le Scorpion, relié au mois de novembre, met l’accent sur la nécessité du changement, de la remise en question pour évoluer. Néanmoins, c’est la qualité du but vers lequel nous orientons notre énergie qui permet de libérer des forces créatrices ou des forces destructrices. 

Pour illustrer ce défi auquel nous invite ce signe, nous pouvons citer Bill Joy, un scorpion ascendant Scorpion passionné depuis très jeune par la science et la technologie et animé par le fait de contribuer à changer le monde et à le rendre meilleur.

 

Bill Joy, fondateur de Sun Microsystems, est l’un des plus remarquables créateurs de Software. Il a participé pleinement à l’élaboration des réseaux informatiques et au développement des performances d’internet, très largement utilisé aujourd’hui.

Il y a quelques années, ce chercheur visionnaire a pris conscience des risques réels que représentait l’avancée spectaculaire de la technologie. Il a alerté le monde à travers son célèbre article « Pourquoi le futur n’a pas besoin de nous » et ses multiples conférences internationales.

Selon lui : « Les technologies les plus incontournables du 21ème siècle : la robotique, le génie génétique et les nanotechnologies représentent une menace différente des technologies antérieures. Concrètement les robots, les organismes génétiquement modifiés et les « nanorobots » ont en commun un facteur démultipliant, ils ont la capacité de s’autoreproduire. Une bombe explose qu’une fois ; un robot, en revanche, peut proliférer et rapidement échapper à tout contrôle ».

Il précise que la combinaison de la puissance informatique associée aux progrès de manipulation dans le domaine des sciences physiques et dans celui de la génétique va libérer dans un très proche avenir un pouvoir de transformation phénoménal qui aura des conséquences pour le meilleur ou pour le pire. Vers 2030, la machine ou le robot « intelligent » pourra notamment être mis au point !

Est-ce possible que le seul futur envisageable pour l’être humain soit son union avec la machine, ou même sa substitution par elle amenant à son extinction (voir les films inspirés « Terminator » ou « Matrix ») ?

 

Bill Joy témoigne dans son article : « Sans relâche, j’ai toujours travaillé à améliorer la fiabilité de mes logiciels. Les logiciels sont des outils ; par conséquent, étant un fabricant d’outils, je dois lutter contre certains usages des outils que je fabrique. Ma conviction a toujours été que, compte tenu de leurs utilisations multiples, produire des logiciels plus fiables contribuerait à bâtir un monde meilleur. Si j’en arrivais à la conviction inverse, alors je me verrais dans l’obligation morale de donner un coup d’arrêt à mon activité. Aujourd’hui je n’exclus plus une telle perspective. »

 

Les risques que soulève la croissance rapide et illimitée de la technologie nous montrent combien il est vital d’assumer la pleine responsabilité de nos actes. Or c’est surtout en renforçant nos valeurs morales et éthiques, basées sur le respect profond de la vie et de ce qu’il y a de plus sacré en  l’individu et la nature que nous pouvons d’ores et déjà créer, mettre notre énergie au service d’un futur meilleur, en accord avec notre vraie humanité.

 

Sylvianne